La tradition de l’achat-plaisir

 

 Origine sociale

     Étant enfant on vous a peut-être inculqué qu’un bonbon ou un nouveau jouet était la réponse logique à toute contrariété? Peut être que cela n’était pas évident à comprendre pour vous lorsque vous étiez enfant. Ce genre de comportement est malheureusement en train de se transmettre à travers les générations. 
   Ses origines découlent peut-être des manques subis lors des guerres et de l’évolution économique. 
     L’obsolescence programmée a justifié plus d’achats. Les appareils n’ont plus été créés réparables par exemple. Des tas de normes obligent à tout racheter par souci de compatibilité. La qualité baissant toujours plus. C’est devenu normal au fil du temps.
     On achète aussi parce qu’on pense être plus “agréable” ou intéressant si l’on possède telle ou telle chose ou parce que c’est la condition pour intégrer un groupe (de cons). Être dans le coup est devenu un sésame social qui s’achète, la mode versatile s’est installée. On peut même être taxé de “négligé” si on ne se plie pas à la norme.
Extrait de La Belle Verte, gros film de hippie.

     On peut se demander ce qui guide nos gestes lors des pulsions acheteuses. En tout cas ce n’est pas nous-même. On sait qu’on a besoin de rien mais quelque chose réussit à nous persuader que c’est bien de faire ce que l’on fait et que c’est génial ce que l’on achète.

Effet des publicités

  Nous subissons un bombardement publicitaire au quotidien que ce soit par voie visuelle et auditive, par l’influence de nos proches, par les objets “marqués”, les logos qui nous entourent. Nous sommes des proies.
(Voir sur le sujet un autre article: La Publicité, de pire en pire)

Le cercle vicieux



  Une fois que le mobilier intérieur des Desperate Housewifes est devenu votre objectif de vie, vous êtes cuit. Vous allez entretenir vous-même la consommation déraisonnée. Je parle de cercle vicieux parce qu’acheter=perte d’argent=travailler plus, puis il faut toujours plus. Le plaisir de l’achat ne tient pas sur le long terme, c’est même très fugace. On nous donne envie, on possède, comme un enfant qui lorgne que le joujou d’un autre. Mais on ne réfléchit nullement au fait que le machin nous convienne ni à pourquoi il nous procurerait du bonheur à nous spécifiquement. 
   L’impulsion est très primale. Je veux avoir le meilleur, je le vaux bien, je l’ai bien mérité; tout ça n’a aucun rapport avec la fonction ou l’utilité de l’objet. Donc en achetant ainsi il y a de fortes chances de perdre son argent pour rien.

Une …drogue?

    Temps de vie perdu. Avec tout ce temps de travail dépensé à tort, c’est du temps de vie qui nous est volé. Il aurait dû être mis à profit de votre bonheur et de votre bien-être. Nous n’avons plus le temps de comprendre ce qui nous rend heureux, acheter du plaisir paraît être la seule façon de tenir.
    Un comportement toxicomane, mais approuvé et encouragé par le gouvernement.

C’est cro criste! Comment on fait pour ne pas être frustré? Comment apprendre à faire autrement?

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